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François Viol

du 5 novembre 15 décembre 2025

Paradis perdu /cycle  nymphes

Métaphore silencieuse, rigueur du plomb ou l’or du nombre inscrit.

Un vaste vide extrêmement plein, une surface strictement plane qui implique
une grande profondeur, accessible d’une réaction émotionnelle primitive.

Assemblées dans la précarité, les formes dont ne subsistent que l’essentiel;
l’expression formelle d’une intuition, que l’économie de moyens impose d’exigence et
de rigueur, procède d’une mythologie personnelle.

Nature primordiale d’une figure archaïque, vénérée comme un insondable mystère,
précaire et nécessaire, idole vivante qui change sous les doigts, reflue vers sa forme
convexe, féconde de ce qu’il reste de païen.

Aux premiers jours tumultueux, souveraine dans l’offrande, elle est perpétuelle genèse, puissance d’engendrement.

Chaque œuvre dans son intention, procède d’une expérience personnelle et se révèle
parfois de sa seule intime vérité, l’expression formelle d’une intuition, l’intensité
palpable de ce qui est à l’œuvre, une dramaturgie intime.

”Pour qu’il y ait interaction, il faut aller vers l’œuvre,
y consacrer le temps d’un regard appuyé,
qu’une relation se noue,
une intime conversation à bas bruit.”

nymphe IV plomb, feuille d’or /bleu V